• Sylvie Lapointe

S'ancrer dans l'être


28 avril 2020


Tich Nhat Hanh, un moine bouddhiste vietnamien, prêche l’importance de vivre la paix et le bonheur au quotidien. Il nous incite à être présents à notre vie :


« Marcher pour le simple plaisir de marcher, librement et avec assurance, sans se presser. Arrêtons-nous et regardons autour de nous et voyons comme la vie est belle. Marchons comme des êtres libres et sentons nos pas s'alléger au fur et à mesure que

nous marchons. » Thich Nhat Hanh


Un des cadeaux du confinement, c’est de nous faire prendre conscience du rythme effréné de notre vie « normale » : survivre au chaos matinal pour sortir les enfants de la maison et les conduire à la garderie ou à l’école, naviguer les bouchons de circulation, endurer la longue journée au boulot, faire les commissions, préparer les repas, réviser les devoirs des enfants, se rendre aux pratiques de hockey ou de soccer et à la classe d’aérobie au gym, etc. Et j’en passe!


À force de courir d’une chose à l’autre, on finit par s’oublier. Admettons-le, plusieurs d’entre-nous avons un mal de vivre : Où est-ce que je m’en vais en courant comme ça tout le temps? Je suis si fatiguée. Ça n’a pas de sens!


Notre vie « normale » est une vie qui priorise le FAIRE et l’AVOIR.


Notre vie en confinement est une occasion de se pencher sur l’ÊTRE.


Une vie insulaire. Un repli sur soi. Un retour à soi… si on en a le courage.


Je reconnais que dans la vie frénétique que nous vivons, ce n’est pas si facile de ramener son attention sur le présent. Une des techniques les plus simples que je connaisse pour s’ancrer dans l’être c’est de prendre le temps de savourer les sensations que nous procurent nos cinq sens :


Le toucher : relaxer sous la douche chaude; s’habiller dans du « mou » ou un coton ouaté préféré; plonger les mains dans la terre en jardinant; caresser son animal de compagnie


La vue : admirer les premières tulipes du printemps; se réjouir du sourire de l’être aimé; s’amuser des acrobaties d’un écureuil dans un arbre; se régaler des couleurs et textures de son repas


L’ouïe : écouter le chant des oiseaux dehors; discerner le son d’un violon ou d’une flute dans une pièce de musique classique; se régaler du rire des enfants; entendre le vent dans les branches d’un arbre


L’odorat : se réveiller à l’odeur d’un bon café frais; humer la fraîcheur de l’air après la pluie; respirer le parfum d’une rose; reconnaître le parfum favori d’un être cher


Le goût : savourer un morceau de chocolat noir; siroter une tisane; croquer dans une pomme; se régaler d’un bon steak sur le BBQ


S’immerger dans nos sensations physiques ?


C’est trop simple! Dites-vous ?


C’est trop ordinaire! Dites-vous ?


Combien d’entre nous sommes anesthésiés au simple plaisir d’être en vie? Combien d’entre nous sommes insensibles aux petits bonheurs ?


Il est où le bonheur ? Il est là. Dans notre quotidien. Dans les petites choses banales de la vie. Il s’agit simplement de savourer en pleine conscience, tout ce que vous tenez, peut-être, pour acquis.


Le bonheur vient du verbe ÊTRE !

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