• Sylvie Lapointe

Danser avec le changement

17 avril 2020


Pour survivre au confinement, il faut savoir s’adapter à une nouvelle réalité.


Si on s’attarde à tout ce qui n’est plus, qu'on se lamente de tout ce qui pourrait être autrement, on souffre.


Vaut mieux s’adapter à notre nouvelle situation. Mais comment?


D’abord donnez-vous la permission de faire le deuil de ce que vous avez « perdu ». Vivez vos émotions.


L’acceptation de la situation est possible seulement quand on a crié notre colère, boudé notre déception et versé nos larmes.


Lorsqu’on accepte la situation, on peut commencer à entrevoir les nouvelles possibilités et s’adapter.


Je peux continuer à travailler avec mes clients de la maison par téléphone ou par courriel. Je peux adapter mon curriculum pour enseigner ma classe de musique en ligne. Je peux « voir » mes patients sur Zoom pour les protéger et me protéger.


Je peux remplacer les fêtes avec mes amis et les célébrations d’anniversaire avec des « partys » virtuels où nous nous voyons tous à l’écran. Je peux aller visiter ma mère chez elle tout en respectant les consignes si je lui parle dehors de l’autre côté de sa fenêtre. Je peux faire de l’exercice en suivant des classes en ligne ou en dépoussiérant ma bicyclette et mes patins en ligne. Je peux commander mes épiceries en ligne ou offrir d’aller porter des épiceries à ma voisine âgée qui vit seule.


Quand on vit dans le monde de « je peux » notre perspective grandit et notre énergie augmente. Et plus on cherche les « je peux », plus on est résilient.

Dire « je peux » c’est comme danser avec le changement. La vie m’amène à droite et je vire à droite. La vie tourne à gauche, je me dirige à gauche. La vie s’arrête, je m’arrête et je fais le point.


La fable de Jean de la Fontaine Le Chêne et le Roseau nous rappelle l’importance de demeurer flexible face aux forces extérieures qui nous imposent une nouvelle réalité.


Le chêne se vante d’être fort et brave. Le chêne résiste à la tempête tandis que le roseau doit baisser la tête au moindre vent.


Mais le roseau réplique :


Je plie, et ne romps pas. Vous avez jusqu'ici Contre leurs coups épouvantables Résisté sans courber le dos ; Mais attendons la fin. Comme il disait ces mots, Du bout de l'horizon accourt avec furie Le plus terrible des enfants Que le Nord eût porté jusque-là dans ses flancs. L'Arbre tient bon ; le Roseau plie. Le vent redouble ses efforts, Et fait si bien qu'il déracine


Faites comme le roseau. Ne vous entêtez pas contre les détours de la vie, car vous risquez d’être déraciné. Allez-y, courbez la tête et dansez avec le vent. Adaptez-vous au changement!

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